Audio (F)
Rilke cherche des métaphores pour capter le mystère du temps qui passe : le parfum qui s’évapore, l’image dans le miroir qui s’évanouit, l’eau qui coule, la pierre qui tombe dans un puits profond. Dans les Quatrains valaisans, il immortalise les cours d’eau de la région, les ruisseaux, les torrents et les cascades, le Rhône majestueux et les étangs du Bois de Finges, sans oublier le murmure des bisses, ces conduites d’eau qui servent à l’irrigation.
Pays, arrêté à mi-chemin
entre la terre et les cieux,
aux voix d’eau et d’airain,
doux et dur, jeune et vieux,
comme une offrande levée
vers d’accueillantes mains :
beau pays achevé,
chaud comme le pain !
Quatrains valaisans, 2.
